La poésie du mercredi (#49)

Nous venons d’atteindre la dernière étape de notre parcours sur les traces de Philippe Katerine et de la « substantifique moelle » de ses textes.
Je vous propose aujourd’hui, pour clore cette séquence, « Numéros » in Robots après tout, 2005, dont les thématiques permettent une fin… ouverte.
Vous pouvez bien sûr retrouver les chansons de ces dernières semaines (et beaucoup d’autres, la sélection a été difficile !) sur Internet dans ses albums. (À titre personnel, son album Philippe Katerine de 2010 est un de mes préférés. Du moins je trouve que c’est l’un des plus originaux !)

Donc, aujourd’hui, on parle de numéros.

NUMÉROS

Un
Soixante-huit
Douze
Soixante-dix-neuf
Huit cent vingt-neuf
Huit cent cinq
Zéro sept

Voilà mademoiselle Numéros
J’ai les yeux bleus
Et je deviens gros

J’aime les chiens qui font peur
J’aime les ascenseurs
Les tapis roulants
J’aime l’odeur du ciment
J’aime dire bonjour aux autos qui passent
Je pense à la mort
À la mort
Tous les jours

Vous aussi
Vous y pensez
Oui, je le vois bien
Au fond de vos yeux bruns
Mademoiselle
Déclinez votre identité

Deux
Soixante-neuf
Zéro
Cinq
Quatre-vingt-dix-neuf
Cent trente-et-un
Cent soixante-sept
Quatorze

Un
Soixante-huit
Douze
Soixante-dix-neuf
Huit cent vingt-neuf
Huit cent cinq
Zéro sept

Voilà les clefs
Mademoiselle
Voilà les clefs
Mademoiselle
Mademoiselle