Chirurgie florale

Je vous propose aujourd’hui une séance de poésie participative !
Comme toujours, le principe est très simple : écrire en commentaire ce que vous inspire l’image. À noter qu’aucune contrainte formelle n’est à respecter, bien que vous puissiez vous en imposer une.
Ici, j’ai voulu incruster un haïku, en rapport avec le thème floral, ou plutôt un haïku perverti, mais ce n’est en aucun cas une consigne.

D’ailleurs, vous pouvez très bien vous détacher presque totalement de l’image, et écrire sur tout autre chose – l’essentiel est de capter par mots ce que vous ressentez devant cette image.

Ne soyez pas timides : après tout, « La poésie doit être faite par tous et non par un », comme disaient Lautréamont et mon prof de français.

Allons-y !

(PS : je voudrais créer une chaîne poétique sur cet article et surtout ses commentaires, alors si ce principe/défi d’écriture vous plaît, même si vous n’y participez pas (ET C’EST TRÈS MAL), ce serait sympa de le partager, pour qu’il soit diffusé un peu partout !)

image

Végétaux fanés
Insidieuse eau croupie
Une mort est proche

(Se diffusent les parfums lourds
Quelque chose a eu lieu
qui terrifie la nature)

Instant happé
Avant la grâce terrible
Des lames faisant le vide.

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À vous !

Calligramme florissant…

Featured image

On ne voit pas très bien le texte alors le voilà :

À quoi penses-tu

Quand tu penses à la fleur ?

À la rose à l’œillet

Ou au pois de senteur ?

Tout ceci ne dure pas

Nous le savons déjà

Pas plus d’une journée

Et même sur le papier

La soie fixée s’envole

Et ne veut plus rien dire.

La seule fleur qui dure

Qui se maintienne dans le temps

C’est le banal ornement

Des villes et des cités

C’est la rumeur de la route

Qui fait vibrer la couleur

Des pétales de métal

Et des cimetières d’acier.

Le autoroutes droites

Sont la tige solide

Bien que souple et flexible

Étincelant conquérante

Aux soleils couchants.

Les feuilles, veinées d’essence,

Et s’ouvrant à tous les vents

Sont les déviations sinueuses

Que prennent les danseuses

Et les racines sous terre

S’enfoncent loin, si bas

Que nos yeux ne divaguent

Qu’à la surface mouvante

Du champ de fleurs

frémissant

Comme un torrent

Au début du printemps