Dialogue

Des rocailles élégantes s’éloignent en causant
Tandis que le cortège s’effile gaiement
Dans les renoncules et les archiducs.
Seul au désert, aux pierres reflétées
Rustres d’être restées si longtemps à brûler
Un bouchon lentement se meut
Invite sa compagne de dards jetés
À danser tous deux un dernier menuet.
La noyade refuse, blessée
Le bouchon n’a pas d’yeux
Gravé corné puant il pleure
Seul dans les pierres des miroirs
Avec lenteur le bouchon pleure
Alors que se pâment les oriflammes
Dans le désert du cortège ma sœur
Parmi les élégantes aux corsets fins
Le cercueil se lasse et le bouchon pleure.