« Le théâtre et les armoires » / « Travail »

À chanter sur fond de piano en volutes

Qui se mêleront à la voix

Le début est catégorique

On peut y suggérer l’ironie

L’appel s’affole et s’enroule sur lui-même

De plus en plus vivant

Appelle l’extérieur par l’intérieur

Et vice-versa.

Oracles oubli inconscience

La voix invisible s’enivre de mots

Et se prend à son propre jeu.

Soit un carré

Tendu de froid.

Calculer la distance

Parcourue par les rois

S’ils veulent séparer

Se rompre du carré.

(un temps, comme interrogeant le vide)

Maintenant voyez les cordes

Sentez-les sous vos paupières

Aux fibres acerbes

Goûtez leur saveur rêche

De poil de port et de pratique

Grinçante comme les poulies

Des chemins creux au soir levant

(blanc)

Tout est prêt pour vous

Imaginez ami le jet des figues

Parabole envisagée dans le creux

Des angles raides.

Tenez-vous prêt à secourir les astres

Qui ne tarderont pas à s’éteindre

Sous vos pieds

Recueillez tremblant le rouge-échange

Qui vous sauvera des arcanes

Fragiles amas solides comme vous

Qui riez en lisant les aurores et les paons

(blanc)

Tout est fini dans ce monde

Et le débarcadère est plein

Les spectres enjoués s’avancent

Jeunes filles nappées de joie

(blanc)

Danse pour conserver ton titre

Roule des yeux et des carrioles

Alors se retirera le flot

Sous les teintes imprégnées

De ta souffrance et de ta voix

De tes malheurs et sortilèges

De ton art

(atone)

ô Roi.

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