La poésie du…

Bonjour tout le monde ! Comme vous l’avez remarqué (car vous êtes des lecteurs assidus, perspicaces et que vous ne vivez que pour ce blog) (comment ça « quelle taille font mes chevilles » ?), il n’y a pazu de Poésie du Mercredi cette semaine. Scandale et ignominie !
Mais, il y a une explication.
En fait, aujourd’hui, on est le 14 mars.
Et mercredi, on était le 11.

Or, comme un des poèmes du bouquin au programme cette année en littérature a un titre amusant comme je suis un être extraordinaire dévoué à la poésie et à la pertinence de ses occurrences… J’ai trouvé un poème qui se doit d’être posté aujourd’hui.

Bref. Tout ce blabla inutile et pédant pour vous présenter l’invité – ou plutôt les invités – du jour : Paul Éluard et Man Ray !
Eh ouais, et y a même un dessin, aujourd’hui.
Alors je vous explique le principe : dans Les Mains libres, des dessins de Man Ray sont « illustrés » par des poèmes de Paul Éluard. En tout cas, c’est comme ça que les deux artistes présentent leur œuvre. Le recueil est donc composé, à part (à peu près) égales, de textes et d’images.

LE TEMPS QU’IL FAISAIT LE 14 MARS

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(Désolée pour la qualité de l'image)

Enjôleur d’enfants et charmeur d’oiseaux
J’attends la venue du printemps

La terre est timide et fraîche
Les aiguilles de midi
Cousent la traîne du matin

Je me vois moi ma jeunesse
Parmi les couleurs volatiles
Des premières végétations

Sur les rivages de verdure
Où l’eau devient de la lumière.

À la semaine prochaine !

Desnos coopère avec Stendhal !

Desnos…
« Amour haut parleur, sirène à corps d’oiseau,
je vous quitte.
Je vais goûter le silence cette belle algue où dorment les requins. »

Sinon, un autre me fait penser à l’incipit du Rouge et le Noir de Stendhal – où le narrateur décrit la ville de Verrières, ville étriquée, bornée et conservatrice, dont une fabrique de clous « assourdit » le voyageur :

 « Je débarque dans une ville triste comme la vie
et monotone comme elle
on entend résonner le marteau sur les clous (…) »

Promis, un jour j’arrêterai de parler exclusivement de poètes surréalistes. Un jour.
Mais pas dans l’immédiat !