Le Bouddha électrifié

Assis les jambes
battant l’air mollement
comme un matelas immergé
S’asseoir au-dessus
de la voie ferrée
qui résonne des sacrements
agonisés des cris des chantiers
S’asseoir sur le grillage rouillé
Qui surplombe la voie ferrée
Après avoir
Noué une échelle sur
la grille si souple
et transparente
aux vides étriqués

Une échelle de bras cousus
Voilà ce que je voudrais
Pour mon avenir
De nuits trop claires

Hésiter à
Sauter dans
Les silex pour mémoire
Pieds nus dans
Les chemins couverts de ronces
Aux fruits rougis

Me perdre du regard
Voilà ce que je voudrais
Pour mon avenir
Mon avenir honteux.