The distant snow…

The distant snow
Melts in the hair
Of my lover

*

It’s cold, they say –
Close the damn door!

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Clementine smell…

Clementine smell on my stomach
Longing for none, longing for places
I’ll never meet –
Clementine smell on the hands
Of my lover, asleep
At the far end of the country –
Clementine smell, i long
I long.

Home?

What’s

Home? She’s kicking

Cement debris, her feet

Hurt a little bit. Looking for

Home, she’s looking

For home, for it,

Home? What’s home

Even? A door

Unlocked, but there

Is no door, he took it

Away. Home – the maybe

Very stomach convulsions

Of proximity. Home –

Where

The body eats itself

Away?

What’s home, then

But the grey knives,

Acid voices, tangled hair

Of contempt? There are

Shoes on the porch, there is

Laundry in the sunlight. Where’s

Home?

(Is it where

You pace your time away

In circles of dead grass?

Is it

Eating on the floor

Under glassy looks?)

What’s home? She’s kicking

Those cement debris

Still; around is

A remaining town and

Sitting at her window, a

Widow:

Come here, come near,

Fleeting one, she says,

And as she approaches, she adds:

Home

Is just an intense hole.

In mist she was standing – II.

Je n’avais jamais publié la seconde partie d’un très long poème d’avril 2016.  WordPress a massacré la mise en page… Je vous invite à commencer par la première partie !

 

mais l’image d’une barrière

est encore là depuis toujours

et tu passes au travers

le pré humide

 

il est du vert dont tu rêvais

et ses mottes sont molles

comme de la terre à modeler

les barrières cependant

certaines sont tombées

pour d’autres est le bois entamé

creusé / ravagé

ÉVIDÉ

car le bois trop tendre

pourrit ses fibres

sous ces climats

facilitant le commerce et le pâturage
sur certains

( – qu’est-ce donc poteaux piliers ou colonnes ? –

suspension des barrières et comme leur point central)

sur certains donc le bois s’écarte

comme troncs

bifides d’oliviers

scintillants de gluances

à décourager les ongles

y compris les plus noirs

Et restent tendus

entre les pitons penchés

tordus ou effondrés

les fils

métal de toutes les peurs barbelés de chaque Histoire

les écarter sans que la

main trop claire encore ait dans sa viande

encore lisse le tracé

du fil barbelé

minuscules bouquets | leurs pointes guettent

de fer enroulés | à tous vents sauf au Sud
l’arrivée des pillards

de la boue des cailloux

s’arriment à tes semelles

que tu dois subjuguer

comment les écarter avant tout

comment s’agirait-il de t’approcher

tu ne sais pas encore s’il sont électrifiés

et ton souffle se cache au fond de tes rognons
tu finis par tenter tu avances une main

que tu voudrais moins froide

plus sûre sereine

accrochant à tes doigts qu’aucune fée ne craint

la torsade fleurie de ces métaux rouillés

***

tes yeux s’abritent au fond de tes orbites

et la membrane extérieure

sur laquelle tu peins des tableaux monochromes ou abstraits

(aux couleurs terreuses n’osant pas celles trop claires)

et la membrane extérieure qu’au matin tu repeins

les abrite en jouant de couleurs en ocelles

vas-tu passer ta tête ton crâne

et tes cheveux que tu voudrais plus fins

vas-tu passer la main tient-elle assez la force sous tension

des fils barbelés

***

au lointain l’église

émerge de la brume

et les mains savantes

recouvrent leur clarté

Le temps qu’il fait

Voici le texte que j’ai rendu à mon partiel de poésie (en temps limité) ce matin. Sujet : « le temps qu’il fait ».

qui parle qui parle la neige de nuit n’est pas plus claire que

que…

il fait nuit mais qui ? fait la nuit

(pesante)

gisante les bras
deux poids sur la trachée
j’écoute

(mais qui ?)

tu serais là, et
c’est encore ce n’est que
la nuit.

Il

fait que ce n’est
que du froid que j’attrape
malgré mes mains posées
tout au fond de la gorge

 

il fait nuit mais qui ?
fait la nuit

 

elle grince
et se retourne –
c’est la nuit
qui s’accouche.