La poésie du mercredi (#13)

Bonjour tout le monde ! Vous allez bien ?

Je viens de me rendre compte qu’il n’y a pas de troisième édition de cette rubrique. Pourquoi, comment ? Aucune idée. Bon.
En y repensant, je suis pourtant sûre d’avoir posté un poème de Dominique A. Mais il a disparu. (C’est un texte que j’aime beaucoup, je suis sûre de ne pas l’avoir effacé…) Bizarre, bizarre.

Quoiqu’il en soit, voici le… treizième ? douzième ? douzième virgule cinq ? poème mercrediesque ! Je sais, ça ne se dit pas. Mais j’aime bien inventer des mots. Bref.

Le poème que je vous présente aujourd’hui, « Chaos », a été écrit en 2014, donc par quelqu’un de vivant. (Je sais, c’est fou). Et en l’occurrence ce quelqu’un écrit sous le pseudo de « Tibère » (qui rime avec mystère. Les choses sont bien faites). C’est une poésie foisonnante de mots comme d’idées, assez étrange, bref, c’est super (et je ne dis pas ça parce que je connais l’auteur) (non je vous assure que c’est vrai). Enfin, vous pouvez en juger par vous-mêmes :

 

CHAOS

Une veille de fin du monde,
Je suis descendu dans la rue
Ce musée composite d’histoire surnaturelle.

Un tourbillon de fragments m’emporte
À travers une fourmilière bourdonnante
D’activité où l’on cultive des esprits de ruche tout en croyant quelque part
Être un surprenant sur-soi-même.

Un squelette joue aux osselets : la vie n’est pas une fin.
Et vingt-quatre oiseaux noirs chantonnent en farandole
Des airs poussiéreux que de vieux accordéonistes
Arcanistes leur ont enseigné un dimanche avant-midi.

Quel ennui : en une veille de fin du monde
Je suis retourné à mon ordonnancement hétéroclite de souvenirs.

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La poésie du mercredi (#8)

Un peu d’anglais, aujourd’hui, ça vous dit ? Bon, on va dire que oui.

Donc un poème de Jim Morrison, mis en musique, « The Soft Parade ».

(Le texte est déjà très intéressant en lui-même mais c’est encore mieux avec la musique !)

The Soft Parade

« When I was back there in seminary school,
There was a person there
Who put forth the proposition,
That you can petition the Lord with prayer
Petition the lord with prayer,
Petition the lord with prayer
You cannot petition the lord with prayer!
Can you give me sanctuary, I must find a place to hide,
A place for me to hide
Can you find me soft asylum, I can’t make it anymore,
The Man is at the door
Peppermint, miniskirts, chocolate candy,
Champion sax and a girl named Sandy
There’s only four ways to get unraveled,
One is to sleep and the other is travel, da da
One is a bandit up in the hills,
One is to love your neighbor ’till
His wife gets home
Catacombs,
Nursery bones,
Winter women,
Growing stones
Carrying babies,
To the river
Streets and shoes,
Avenues,
Leather riders
Selling news,
The monk bought lunch
Ha ha, he bought a little,
Yes, he did,
Woo!
This is the best part of the trip,
This is the trip, the best part
I really like,
What’d he say?,
Yeah!,
Yeah, right!
Pretty good, huh,
Huh!,
Yeah, I’m proud to be a part of this number
Successful hills are here to stay,
Everything must be this way
Gentle streets where people play,
Welcome to the Soft Parade
All our lives we sweat and save,
Building for a shallow grave
Must be something else we say,
Somehow to defend this place
Everything must be this way,
Everything must be this way, yeah
The Soft Parade has now begun,
Listen to the engines hum
People out to have some fun,
A cobra on my left
Leopard on my right, yeah
The deer woman in a silk dress,
Girls with beads around their necks
Kiss the hunter of the green vest,
Who has wrestled before
With lions in the night
Out of sight!,
The lights are getting brighter
The radio is moaning,
Calling to the dogs
There are still a few animals,
Left out in the yard
But it’s getting harder,
To describe sailors,
To the underfed
Tropic corridor,
Tropic treasure
What got us this far,
To this mild equator?
We need someone or something new
Something else to get us through, yeah, c’mon
Callin’ on the dogs,
Callin’ on the dogs
Oh, it’s gettin’ harder,
Callin’ on the dogs
Callin’ in the dogs,
Callin’ all the dogs,
Callin’ on the gods
You gotta meet me,
Too late, baby
Slay a few animals,
At the crossroads,
Too late
All in the yard,
But it’s gettin’ harder,
By the crossroads
You gotta meet me,
Oh, we’re goin’, we’re goin great
At the edge of town,
Tropic corridor,
Tropic treasure
Havin’ a good time,
Got to come along,
What got us this far
To this mild equator?,
Outskirts of the city,
You and I
We need someone new,
Somethin’ new,
Somethin’ else to get us through
Better bring your gun,
Better bring your gun
Tropic corridor,
Tropic treasure,
We’re gonna ride and have some fun
When all else fails,
We can whip the horse’s eyes
And make them sleep,
And cry… »

Gamme

Chaude amplitude rougeoyante orangée

Vibrante et immobile comme un caveau mité

Début choisi de but choyé échu aux cercles

Toute-puissante.

Agaçante acidulée, jaune vif et vert acide

Aux accords ironiques d’étagère tordue

Légèreté grimaçante hé, la grattouille (à tribord !)

Réveil de moqueur.

Azur canardé, moyen de sa mélancolie

Tes rêves sonnent en camaïeu bleui

De ses plaintes heureuses en grappes

Langueur et volupté timide – passiflore.

Volontaire et foncé, rocailleux et léger

Rictus ou de haine ou de fascination

Semeur de trouble, de grilles hérissées

À l’arrière-goût de faisandé.

Soleil, au milieu (dont le nom est tiré ?), éclairage

Heureux : misère en contrebas, tristesse du haut

Recul sur la rose. Jaune déclarant ! éclatant

Mélodieux car en apprentissage.

Mauve, violine et délicat. Son dégénéré.

Effrayant et recomposé ; attiré par le fa

Mais en version édulcorée naturellement

Entre-deux le provisoire est cyclique.

Presque ! Tremblé point de rupture

C’est une bascule si claire d’un blanc-bleu suggéré

Déjà plus là tout à fait

À l’extrémité, ça disparaît.