La poésie du mercredi (#53)

Ô amis du trafic & lumignon, l’occupant d’aujourd’hui a pour nom Georges Perec, quant à sa source, révélons-la : il s’agit d’un saisissant corps-mots, Beaux présents belles absentes (1994).

ADIEU À VENISE

SUIS SANS VIE À VENISE
NI EAU VIVE
NI DANSE SUAVE
NE SUIS DÉESSE INDIENNE
NI NAÏADE AU SEIN NU
N’AI ENVIE
NI DE SA VEINE ARIDE
NI DE SES VISÉES INSENSÉES
ADIEU
VENISE VIDE DE SENS
ADIEU
VENISE DEVENUE ENNUI

VIENNE UNE VIE NEUVE & SAUVÉE

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8 réflexions sur “La poésie du mercredi (#53)

  1. Magnifique. Y a t’il une contrainte ou plutôt quelle est la contrainte ?, c’est la qualité des grands poète de nous la faire oubliée mais connaissant un peu Perec, j’ai du mal à penser qu’il n’y a pas anguille sous roche…

    Aimé par 2 people

      1. A la lecture du poème, sachant que c’était Pérec l’auteur, je cherchais aussi la contrainte et ne l’avais trouvée. il réussit avec brio et réussit à dépasser celle-ci pour un poème magnifique.

        Aimé par 2 people

  2. Rien à voir avec le poème du jour mais avec la citation de Claro en exergue de ton blog,

    “Il convient que la poésie soit inséparable du prévisible, mais non encore formulé.”

    René Char

    A savoir si elle-même est un accident ou si elle était prévue.

    Aimé par 1 personne

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