La poésie du mercredi (#26)

Voici donc notre troisième étape dans la traversée de la poésie philosophique de Philippe Jaccottet.

À quoi ce sentiment d’avoir retrouvé quelque chose, un sentiment, une image familière dans un poème est-il dû ?
Et pourquoi certains poèmes semblent-ils livrer un combat intérieur avec leurs mots ?

4.

Y aurait-il des choses qui habitent les mots
plus volontiers, et qui s’accordent avec eux
– ces moments de bonheur qu’on retrouve dans les poèmes
avec bonheur, une lumière qui franchit les mots
comme en les effaçant – et d’autres choses
qui se cabrent contre eux, les altèrent, qui les détruisent :

comme si la parole rejetait la mort,
ou plutôt, que la mort fît pourrir
même les mots ?

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5 réflexions sur “La poésie du mercredi (#26)

  1. “Nous portons le monde dans notre bouche en parlant. Il y a par le langage une scène où il apparaît que la matière n’a plus aucun poids, qu’elle est vaincue. Il y a un théâtre hors lieu où par la parole la matière de la mort est brisée et ouverte. Il y a un endroit, où rien n’offre plus aucune résistance devant notre joie. Chaque mot, n’importe quel mot, le plus petit des mots, est le levier du monde. Chaque mot, le plus petit des mots, n’importe lequel, est le levier de tout. Il soulève la matière de la mort. La parole sur le monde: elle vient enlever son cadavre.”
    Devant la parole, Valère Novarina.

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