Nietzsche, le travail, le bonheur, et le pourquoi du comment

Et donc j’ai découvert ce texte de Nietzsche, extrait du Gai Savoir.
Ça explique pas mal de choses quant à mon rapport au travail…

Chercher un travail pour le gain, c’est maintenant un souci commun à presque tous les habitants des pays de civilisation ; le travail leur est un moyen, il a cessé d’être un but en lui-même : aussi sont-ils peu difficiles dans leur choix pourvu qu’ils y trouvent un gros bénéfice. Mais il est des natures plus rares qui aiment mieux périr que travailler sans joie ; des gens difficiles, des gens qui ne se contentent pas de peu et qu’un gain abondant ne satisfera pas s’ils ne voient pas le gain des gains dans le travail même. Les artistes et les contemplatifs de toute espèce font partie de cette rare catégorie humaine (…). Ils cherchent tous le travail et la peine dans la mesure où travail et peine peuvent être liés au plaisir, et, s’il le faut, le plus dur travail, la pire peine. Mais sortis de là, ils sont d’une paresse décidée, même si cette paresse doit entraîner la ruine, le déshonneur, les dangers de mort ou de maladie. Ils craignent moins l’ennui qu’un travail sans plaisir. »

Alors, vous aussi vous faites partie des « gens difficiles » ?

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